61% des personnes interrogées disent n'avoir «pas du tout» l'intention de souscrire à un tel emprunt et 21% «plutôt pas», contre 12% ayant «plutôt» l'intention de le faire et 5% «tout à fait» l'intention d'y souscrire.
Chez les sympathisants de droite, 70% n'ont pas l'intention de souscrire (48% «pas du tout», 22% «plutôt pas») pour 30% qui en ont l'intention (19% «oui plutôt» et 11% «oui tout à fai»").
Vendredi 26 juin, François Fillon s'est à son tour attardé sur le sujet. En visite à Nogent-Le-Rotrou, en Eure-et-Loir, le chef du gouvernement a clairement évoqué quatre chantiers majeurs, qu'il a qualifié de "bons investissements" et à même selon lui de renforcer la croissance française: le numérique, les logiciels et les nanotechnologies, les biotechnologies, les écotechnologies et la voiture du futur. Dimanche, le Premier ministre doit présider à Matignon un séminaire gouvernemental visant à affiner les priorités déjà dégagées.
François Fillon réunit ses ministres dimanche pour «explorer des pistes»...«Avant de lancer l'emprunt, on va d'abord définir les vraies priorités stratégiques», a expliqué le Premier ministre, qui juge «essentiel que pas un euro ne soit utilisé à des dépenses qui ne seraient pas des dépenses utiles». Le séminaire ne devrait toutefois pas déboucher sur un catalogue précis. «Il s'agit d'explorer des pistes», notamment en «demandant aux ministres quels sont les besoins», et ensuite «définir la méthode pour les trois mois qui viennent», a souligné Matignon. Parmi les secteurs stratégiques qui pourraient être retenus, le Premier ministre a livré plusieurs indices, évoquant notamment vendredi «le numérique, qu’il s’agisse des nanotechnologies ou du logiciel, qui irrigue d'une manière croissante tous les secteurs industriels». Il a aussi mentionné «les biotechnologies», «les écotechnologies, pour répondre au défi du réchauffement climatique» et a également insisté sur la notion de «pôles de compétitivité».
Sur le niveau global de l'emprunt, aucun montant n'a été officiellement évoqué. Mais la presse a parlé de 80 à 100 milliards d'euros. Un chiffre mirobolant dans un contexte marqué par un assombrissement constant des finances publiques. «A répéter que les caisses sont vides, il ne faudrait pas accréditer l'idée - paradoxale - qu'elles sont inépuisables», a mis en garde le président de la Cour des comptes Philippe Séguin.
Reste également à définir les modalités de l'emprunt: savoir si l'Etat fera appel à la fois aux Français et aux marchés financiers, ou seulement aux uns ou aux autres. Christine Lagarde a fait connaître sa préférence pour cette solution «mixte».
Un rappel, la France est endettée de mille trois cents milliards d'€uros !


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire