samedi 28 mars 2009

Sud Ouest ce samedi 28 mars 2009

Les quatre adjoints ont abandonné leurs fonctions jeudi soir.

Ambiance orageuse jeudi soir au Conseil municipal de la Brée-les-Bains. Avant le vote du budget, trois adjoints ont annoncé leur démission et la lettre d'une quatrième (Françoise Anselmi), absente mais tout aussi démissionnaire, a été lue. Ce Conseil municipal comptait quatre adjoints. Il n'y en a plus aucun.

Ils restent conseillers

Ces élus démissionnent de leurs fonctions d'adjoints mais pas de leurs postes de conseillers municipaux. Ils pourront éventuellement se conduire en opposants. Et cela dans un Conseil municipal où justement il n'y a pas d'opposition officielle, ce qui rend l'affaire d'autant plus étrange. En effet, en mars 2008, le maire actuel Jean-Jacques Naud a été élu avec toute sa liste.

Jeudi soir, Michel Daisse a le premier fait part de son intention. Puis Elisée Brunet a précisé qu'il abandonnerait son poste en juin prochain, après l'achèvement de travaux en cours. Et enfin, le premier adjoint, Jean-Claude Coulon, a indiqué que lui aussi était démissionnaire. Il s'est levé et il est parti. Sans même voter le budget.

Le maire hésite

Un élu, Philippe Chevrier a demandé au maire si lui aussi s'apprêtait à démissionner. Jean-Jacques Naud a rétorqué qu'il réservait sa réponse. Et hier, il était dans les mêmes dispositions. « Je me pose la question. Je vais voir. Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas d'accord avec moi qu'il faut tout jeter, certes. Mais tout de même ce n'est guère réjouissant. »

Jean-Jacques Naud savait que trois de ses adjoints voulaient démissionner. Ils l'en avaient informé par écrit. Mais, « dans la forme », il a trouvé leur comportement « assez brutal ». Et il se dit surpris par l'attitude de son premier adjoint dont il n'avait pas prévu la démission.

« Je m'étais réservé le droit de dire ce que j'avais à dire en temps et en heure », explique ce dernier. « Mon départ est dû à un ensemble de choses, poursuit Jean-Claude Coulon. J'en avais assez de cette ambiance, de décisions qui auraient dû être prises et qui ne l'ont pas été, etc. Et dans cette équipe, nous ne savons pas communiquer. Les jeunes sont pressés, les anciens temporisent. Quant au maire, il nous répète toujours : « Vous êtes contre moi »... J'en ai assez. Je regrette mais c'est ainsi. »

« Pas si simple »

Pas de communication. Le maire le sait. « C'est probablement vrai mais ce n'est pas si simple. Avant, moi aussi, en tant qu'adjoint, je trouvais qu'il n'y avait pas assez de communication. Maintenant, je me rends compte de la difficulté. Ils me reprochent aussi de ne pas être assez sévère avec certains employés municipaux. En fait, ils auraient surtout voulu que je fasse ce que mon prédécesseur n'a pas fait. »

En mars 2008, l'ancien maire ne s'était pas représenté. Et la liste de Jean-Jacques Naud l'avait donc emporté sur celle conduite par Claude Pain. Qui aujourd'hui commente : « Le courage absolu serait de retourner vers les électeurs. Comment en effet faire confiance à des élus qui sont prêts à se déchirer à la moindre occasion ? » Toujours « disponible », Claude Pain reste « attentif à l'évolution de la situation ».

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