vendredi 22 mai 2009

L'écotaxe inquiète certains hôteliers

Yves Mary,  président du Club des hôteliers de l'île d'Oléron.

Yves Mary. Aujourd'hui, la question de l'écotaxe en appelle d'autres. Quelle écotaxe ? Qui sera concerné ? Quel coût ? Pourquoi faire ?

Je ne suis pas a priori contre, à condition de ne pas pénaliser les touristes qui viennent chez nous. Je pense qu'il faudra être très clair sur ces questions.

Quels avantages ou quels inconvénients vous paraît-elle présenter pour les touristes ?

On note aujourd'hui plusieurs catégories de touristes, certains, qui viennent en hôtellerie de plein air, chambres d'hôtes, gîtes et hôtels s'acquittent déjà de la taxe de séjour ; d'autres choisissent de venir à la journée profiter de nos belles plages et de nos restaurants ; d'autres, enfin, viennent passer plusieurs jours, sans pour autant participer à l'économie locale ; je parle en particulier des camping-cars qui choisissent de stationner sur les parkings gratuits et qui n'utilisent pas les aménagements prévus pour eux.

Ils ne repartent qu'une fois leur frigo vide en ne nous laissant que leurs déchets managers et leurs eaux usées.

Ce n'est pas une généralité, mais le phénomène est assez sérieux pour que l'on s'y attarde.

Vous êtes président du Club des hôteliers de l'île d'Oléron, quel est leur avis ? Avez-vous déjà eu des échos ?

Après un bref sondage auprès de mes collègues, les avis sont assez partagés, mais je crois avoir, dans les deux premières réponses, essayé de synthétiser leurs propos. Nous connaissons aujourd'hui une baisse de fréquentation et la mise en place de cette écotaxe inquiète certains de mes confrères.

Il ne faudrait pas que ce soit un frein à l'économie, surtout en ce moment. D'autres, plus favorables, mettent en avant la possibilité, avec cette écotaxe, de mieux sensibiliser les touristes à la préservation de notre île : littoral, pêche à pied, développement durable.

© SudOuest

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