Sylvie Chastanet s’exprime :
En tant que professionnelle du tourisme et habitante d'Oléron, je n'y suis pas du tout favorable. Depuis de nombreuses années, nous, professionnels du tourisme, mettons en place des actions de communications et de promotions coûteuses pour faire connaître notre île, et inciter les gens à venir y passer leurs vacances en période de basse saison.
Aujourd'hui, nous commençons seulement à ressentir le retour des investissements financiers et humains de ces actions. En avant saison, nous travaillons avec un microtourisme, des vacanciers qui viennent passer des séjours de deux à trois nuits en semaine ou en week-end. Si on instaure cette écotaxe, adieu à ce microtourisme qui consomme.
Quels avantages ou quels inconvénients vous paraît-elle présenter pour l'hôtellerie de plein air ?
Aujourd'hui, la Charente-Maritime est devenue la deuxième destination des vacanciers français et Oléron occupe le premier rang de fréquentation touristique du département, avec plus de 5 % en 2008. Tous ces résultats sont dus à des actions, à des engagements, à des volontés de professionnels du tourisme et à beaucoup d'efforts.
Notre île est devenue une puissance économique touristique que nous devons continuer à exploiter. Installer une barrière à son entrée serait en contradiction avec tout ce travail de promotion.
Vous êtes proche des professionnels de l'hôtellerie de plein air, quel est leur avis ? Avez-vous déjà eu des échos ?
Nos élus semblent penser que grâce à ce moyen, ils vont pouvoir limiter les visiteurs à la journée. Ils devraient également penser qu'ils vont détruire toute cette masse touristique, donc économique, sur la période d'avant saison. Aujourd'hui, les professionnels de l'hôtellerie de plein air constatent qu'il y a beaucoup de choses à revoir, au lieu de créer une taxe qui empêcherait les vacanciers de venir chez nous.
Nous pensons que nous pourrions revoir les modalités de la taxe de séjour et l'appliquer toute l'année, et pas seulement sur une période déterminée comme c'est le cas. La plupart des Oléronnais se plaignent de l'invasion des camping-cars. Je pense que nous devons faire évoluer nos façons de penser. Les temps changent et les comportements des vacanciers aussi, nous avons de la chance d'avoir un beau territoire fréquenté toute l'année par ces camping-cars. Nous devons profiter de cette opportunité. Les élus doivent faire appliquer les lois, comme dans beaucoup de régions très touristiques où cela fonctionne.
D'avril à fin septembre, 80 campings sont ouverts et équipés pour recevoir ces véhicules. Durant le reste de l'année, une douzaine de campings font l'effort de rester ouverts et ne demandent qu'à les recevoir.


à Monsieur MARY et Mme CHASTAGNET ; VOUS AVEZ effectivement raison de dire que l'écotaxe risque de pénaliser un peu le tourisme, quoi que cette position porte matière à discussion(voir l'afflu des touristes sur l'ile de ré le W.E)votre vision est axée principalement sur l'hébergement puisque vous êtes directement concernés. pour ma part, et c'est le principal souci de nos habitants 20.000 environ, à l'année: quel montant devrons nous acquitter pour consulter un médecin spécialiste, dont l'ile est dépourvue, aller à l"'hopital, ou tout simplement , et 'est notre droit, nous rendre sur le continent ?
RépondreSupprimerQuel est le coût de la remise en service des cabines de péages, sur combien d'années faudra-t-il compter l'amortissement de ces installations? Il ne faut pas focaliser votre attention sur les camping cars, il faut simplement utiliser les lois existantes pour leur faire respecter la réglementation qui existe afin qu'ils s'acquittent eux aussi des taxes concernant leur statut. je pense qu'un travail d'ensemble est à accomplir avec la CDC et le Préfet. Lors de sa visite à Ré, l'écotaxe 3,80 EUROS incluse dans le droit de passage actuel, risquerait de doubler: une précision cette écotaxe serait payante à la personne et non au véhicule. rappelons que c'était le paiementà la personne qui était appliqué quand les bacs existaient tjrs. F. ANSELMI