jeudi 8 octobre 2009

Dans le livre de Frédéric Mitterrand

Zoom sur le nerf de la polémique...

«Un ministre du gouvernement qui explique qu'il est lui-même consommateur» de «tourisme sexuel», ça fait mauvais genre, a rugi Benoît Hamon, le porte-parole du PS. Il dénonce l’ouvrage qu’a écrit Frédéric Mitterrand, La Mauvaise Vie, en 2005. Un livre dans lequel l’auteur, aujourd’hui ministre de la Culture et de la Communication, confie qu’il s’est livré au «commerce des garçons» en Thaïlande, dans des clubs de Bangkok.
«Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément, écrit l’auteur. La lumière est moche, la musique tape sur les nerfs, les shows sont sinistres et ont pourrait juger qu’un tel spectacle, abominable d’un point de vue moral, est aussi d’une vulgarité repoussante. Mais il me plaît au-delà du raisonnable.» Plus loin, l’écrivain raconte en détails ses ébats avec un dénommé Bird, qu’il paie pour la prestation.
Ce récit, plutôt trash, n’est en fait que l’un des onze chapitres de La Mauvaise Vie,
publié en 2005 aux éditions Robert Laffont (disponible en édition Pocket désormais) et vendu à 190.000 exemplaires. «Je ne tiens pas à alimenter la polémique, prévient Betty Mialet, son éditrice, interrogée par 20minutes.fr. C’est un livre d’écrivain. Frédéric Mitterrand a beaucoup travaillé pour exprimer sa vérité. C’est sa liberté d’expression».

Benoît Hamon: «Si on excuse tout parce que M. Mitterrand est connu, eh bien moi je n'excuse pas» : on peut lire que l'auteur s'est rendu dans des bordels de Bangkok, en Thaïlande. «La profusion de jeunes garçons très attrayant et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n'ai plus besoin de réfréner ou d'occulter. L'argent et le sexe, je suis au coeur du système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas». Une phrase qui, mise ainsi en exergue, fait craindre le pire. Sauf que nulle part est indiqué l'âge qu'auraient ces jeunes garçons dans le livre. Interrogé à ce sujet sur France 3 en avril 2005, Frédéric Mitterrand a confié qu'il appelait tous les hommes des «garçons», comme le rappelle le site Arrêt sur images. Il a aussi dit que oui, ça lui était arrivé de «payer pour faire l'amour».

Enfin :«Incontestablement choquant»

«Au moment où la France s'est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu'est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu'il est lui-même consommateur», s'indigne Benoît Hamon, qui refuse qu'on puisse «tout relativiser, même ce qui est incontestablement choquant».

Ce Mitterrand n'avait qu'à réfléchir avant d'accepter d'être ministre. Comme a dit quelqu'un d'autre pourquoi vouloir mélanger la vie littéraire et la vie politique ? Patrick Bloche, a quant à lui déclaré que "ce qui est écrit dans le livre de Frédéric Mitterrand est totalement insupportable ".

Sources : France info, 20 minutes, Le Post.

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