vendredi 4 septembre 2009

A La Brée-les-bains l'amiante n'est pas toxique !

( réactions au communiqué des Verts-EE )

Nous voilà déjà interpellés : pas de problème à La Brée les Bains, puisqu'il ne s'agit pas d'amiante sous forme d'amphiboles mais de chrysotiles ! Lorsque j'etais étudiant à l'université de médecine à Bordeaux nos professeurs nous disaient déjà de ne pas faire de differences entre les différentes formes d'amiante, que la toxicité selon les longueurs de fibres ne pouvait jamais écarter l'amiante comme étant à l'origine de pathologies cancéreuses des plèvres. Ce sont les producteurs du Chrysotile qui minimisent les effets toxiques de cette forme d'amiante, comme Monsanto minimise les problèmes sanitaires des OGM, ou comme AREVA de la même façon minimise les dangers de l'utilisation de l'énergie nucléaire... Voici quelques bons extraits de sites qui développent cette problematique :

- extrait du site des Verts Poitou-Charentes ( http://poitou-charentes.lesverts.fr/Scandale-des-lobbies-de-l-amiante ) :"François Desriaux, un des principaux animateurs de l’ANDEVA, l’association française des victimes de l’amiante, comparaîtra prochainement devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Une plainte vient d’être déposée contre lui au pénal par l’Institut du chrysotile pour "diffamation publique envers un particulier". Le principal lobby canadien de l’amiante reproche à François Desriaux d’avoir qualifié, sur le site web de l’ANDEVA, l’Institut de l’amiante d’ "organe très actif de propagande et de corruption". Le procès aura lieu vraisemblablement au cours de l’automne 2008.

L’Institut de l’amiante a été créé en 1984 et rebaptisé ultérieurement Institut du chrysotile. Il bénéficie du soutien financier du gouvernement canadien, ce qui lui permet notamment de mener des campagnes de désinformation pour éviter l’interdiction de l’amiante à l’échelle mondiale. Entre 1984 et 2007, il a touché plus de 19 millions de dollars canadiens comme subventions du gouvernement fédéral. Il bénéficie également de financements de la province du Québec, où sont localisées les dernières mines d’amiante en activités du Canada.

Il faut un certain cynisme pour s’attaquer aux 17.000 victimes de maladies provoquées par l’amiante qui sont organisées dans l’ANDEVA. La dénonciation des coupables de leurs souffrances et de leurs complices devient de la diffamation !

Le Canada a produit environ 60 millions de tonnes d’amiante tout au long du XXe siècle. Cela représente un peu plus d’un tiers de la production mondiale cumulée. A ce titre, il porte une responsabilité importante dans ce crime de masse qu’a été, et que reste dans bien des pays, l’utilisation de l’amiante. Les exportations d’amiante canadien ont vraisemblablement contribué au décès de centaines de milliers de personnes. Les autorités canadiennes n’ignorent rien des dangers de l’amiante. Elles ont limité drastiquement toute utilisation de cette substance dans leur propre pays. La quasi-totalité de la production est destinée à l’exportation. Les destinataires principaux sont des pays où les conditions de travail ne permettent aucune prévention efficace.Il s’agit principalement de l’Inde, de la Thaïlande et de l’Indonésie."

- extrait du site de l'association ANDEVA (http://andeva.fr/?FRANCOIS-DESRIAUX)
"La politique canadienne : un véritable crime contre l’humanité. Nous allons aussi devoir faire face aux attaques du Canada contre l’Andeva.  Vous savez que ce pays est le premier exportateur d’amiante au monde. Nous avons dénoncé ce scandale et nous sommes maintenant poursuivis pour diffamation.
Comment un pays évolué comme le Canada peut-il encore oser prétendre que certaines variétés d’amiante ne seraient pas dangereuses pour continuer de vendre ce poison aux pays en voie de développement ?"

extrait du site de Viva-presse (http://www.viva.presse.fr/Amiante-le-lobby-canadien-retire_11646.html) "Amiante : le lobby canadien retire sa plainte contre l’Andeva :

L’Institut du chrysotile de Montréal (Canada) a fait savoir in extremis, lors de la première audience du procès en diffamation qu’il voulait intenter à deux responsables de l’Andeva – François Desriaux, ex-président de l’association, et Marc Hindry – qu’il abandonnait ses poursuites à leur encontre.

Par lettre datée du 3 mars 2009 et adressée au président du tribunal de la 17e chambre correctionnelle, devant laquelle devaient comparaître les deux militants de l’Andeva, l’avocat de l’Institut estime « que la défense cherche à instruire le procès de l’amiante et ne souhaite pas participer à ce débat. »

Une victoire pour l’Andeva qui analyse ainsi le revirement de l’Institut du chrysotile : « Manifestement, au vu des pièces fournies par la défense des deux responsables de l’Andeva et des témoins appelés, les Canadiens ont compris tardivement qu’ils risquaient de perdre leur procès. »

L’Andeva souligne par ailleurs : « Les affirmations de « propagande » et « corruption » à l ’égard de l’Institut du chrysotile sont parfaitement étayées et justifiées. » L’association rappelle qu’au mépris des connaissances scientifiques, indiscutables, dont on dispose aujourd’hui, cet institut continue à « tromper l’opinion sur la réalité des dangers d’un matériau pourtant mortel. »

L’Association nationale des victimes de l’amiante affirme qu’elle « continuera à dénoncer l’attitude criminelle du gouvernement canadien et les agissements de l’institut du chrysotile, et à réclamer l’interdiction mondiale de l’amiante ». Seule manière, estime-t-elle, de juguler, à long terme, l’épidémie de cancers provoquée par ce matériau."

- extrait du site de l'AFSSET (http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/610249413116850952828587468942/fibres_courtes_amiante_avis_Afsset_2009.pdf)
  A noter que l'Afsset ( agence française de securite sanitaire de l'environnement et du travail ) est un établissement public de l’Etat placé sous la tutelle des ministres en charge de la Santé, de l’Ecologie et du Travail, créé en 2001, a vu ses compétences étendues à la santé au  travail par l’ordonnance du 1er septembre 2005. Il est à l'origine des autorisaations et interdictions de mise sur le marche d'aliments, de materiaux, de techniques etc. )Pour les résultats du comptage, dans l’attente de données complémentaires, l’Afsset recommande de comparer la somme des concentrations relatives aux différentes variétés
minéralogiques d’amiante, sans distinction, à la valeur de gestion retenue. En effet il existe un excès de risque avéré de cancers associés à l’inhalation de toutes les variétés minéralogiques d’amiante.

 

Didier Bertin : Vert - Estuaire Charentais

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